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Quoi de mieux qu’une bonne lecture pour passer un bon week-end ?

En général je suis toujours déçue par les livres que me conseillent les libraires… c’est un peu absurde parce que pourtant j’ai été libraire. Mais là, Philippe du Comptoir des mots (librairie dans le 20e) a tapé dans le mille ! Je lui ai dit  » tu as lu des trucs bien dans la rentrée de janvier ? »

Il m’a montré Dans la forêt de Jean Hegland chez Gallmeister.

Je lui ai dit « heu c’est pas trop trash ?  » Parce que je connais un peu Philippe et puis parce que je suis une chochotte et que je me méfie de Gallmeister après Sukkwan Island. Il m’a dit « non tu peux y aller ! » Big up Philippe, tu avais raison, j’ai kiffé !

Allez l’histoire :

Nell et Eva sont deux sœurs de 17 et 18 ans, pleines de rêves pour leur avenir,  le bel âge comme on dit. Elles vivent avec leurs parents en plein coeur de la forêt des Redwoods au-dessus de San Francisco, un peu isolées du monde. L’une rêve d’intégrer une grande école de danse, l’autre espère aller à Harvard. Mais voilà, le destin en a décidé autrement : le monde vacille. Virus qui tue, guerre civile, on n’en sait pas beaucoup mais concrètement il n’y plus ni téléphone, ni électricité, ni essence, beaucoup de gens sont morts, d’autres ont fui…

Après le décès de leur parents, elles sont livrées à elles-mêmes, face à leur propre survie. Les rêves s’évanouissent petit à petit jusqu’à devenir si futiles. A quoi bon vouloir devenir danseuse quand il n’y a plus de musique ? On vit avec elles dans leur petite maison de la forêt. Les journées s’égrènent puis les saisons. Alimenter le feu, prendre un bain, lire, danser, tout en se souciant des denrées qui s’épuisent…

Elles sont bien décidées à survivre, à s’adapter. En ouvrant grands leurs yeux elles vont porter un nouveau regard sur la forêt qui les entoure : leur meilleure alliée finalement.

J’ai adoré lire le quotidien de ces deux sœurs, leur histoire, leur relation et leurs émotions. On les voit grandir, un peu malgré elles, et pourtant on sent leur enfance est encore si proche.

Bref allez-y !

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Un nouveau « j’ai lu, j’ai vu, j’ai aimé » ce mois-ci avec des magazines, des séries, un film, un album et une expo. Pas de livre, comment ça pas de livre? Allez, la prochaine fois 😉

Pour commencer, deux magazines très chouettes, un peu différents de ce que l’on trouve dans les kiosques habituellement : Simple Life et Mollie makes

Je crois qu’il s’agit de la même rédaction ou du moins du même groupe, j’ai un faible pour ces nouveaux magazines aussi beaux que bons, qui cassent un peu les codes et qui contiennent beaucoup moins de pub, de séries mode absurdes et de conseils à la con (comme se lever à 5h du matin en buvant un jus de citron chaud par exemple)

Simple things est un bimestriel slow life, food et déco, qui vous emmène à la rencontre de gens inspirants, avec une grande simplicité. J’avoue c’est mon préféré!

Mollie Makes, des mois qu’on trépignait en l’attendant et le voici enfin. Un magazine DIY qui tient ses promesses, qui relaie beaucoup de blogueuses DIY de par le monde. Les photos sont belles et les projets variés ! Et la qualité graphique suit, pour une lecture bien agréable.
Les moins: quand on traîne beaucoup sur le web, on a déjà vu pas mal de projets… Mais bon justement je pense que ce magazine s’adresse aux non lecteurs de blogs et c’est tant mieux!

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Dans la famille séries TV  je demande Mad Men !

Voilà plus d’un an que nous suivions cette série aux allures rétro! 7 saisons de 12 épisodes de 45 min plus tard, nous avons dit « au revoir » aux personnages pour passer à autre chose, non sans un pincement au cœur.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est l’histoire d’une agence de pub new yorkaise, de ses associés et employés. L’histoire démarre en 1960 et se termine en 1970, au milieu, beaucoup de changements vous imaginez bien. Le personnage principal c’est Don Draper, un homme bien mystérieux qu’il est difficile de percer à jour ! Rares sont les séries où autant de personnages de l’importance et sont aussi développés. Saison après saison, nous traversons la vie et les tourments de chacun, la mode et la déco des époques. Il s’agit plutôt d’une série psychologique et d’atmosphère, vous l’aurez compris, que les amoureux de l’action passent donc leur chemin. Honnêtement il faut plonger dans les 5 premiers épisodes, mais une fois que vous y serez, vous n’en sortirez plus !

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Imitation game, un film de Morten Tyldum

Angleterre en 1940, les services secrets britanniques entrent en guerre et tentent de percer à jour Enigma, la machine mystère par laquelle Hitler envoie ses messages codés. Plusieurs petits génies sont donc missionnés durant plusieurs mois (voire années), donc Anlan Turing, un mathématicien dans son monde.

Un très bon film historique, à propos d’une histoire vraie dont peu ont entendu parler. Très bien joué, intelligent sans être intello, et très bien réalisé, vous passerez un bon moment.

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Après s’être bouffés un an de Mad men, on a voulu faire un peu plus court avec Top of the lake !

Série de 6 épisodes réalisée par la talentueuse Jane Campion (La leçon de piano, Bright star…), on plonge au fin fond de la Nouvelle Zélande, aux abords d’un lac plutôt hostile. La chochotte que je suis stressait un peu mais a survécu et a même adoré cette série policière très esthétique.

L’histoire : Tui, 12 ans, enceinte de 5 mois, tente de se suicider puis disparait. Dans le genre glauque ça vous plante le décor non? Qui est le père? Est-ce le fruit d’un viol? Qui est ce malfrat qui contrôle toute la ville par la violence et qui n’est autre que le père de la gosse? Autant de questions dont Robin, flic de Sydney de passage dans la ville pour voir sa mère, essaie de trouver les réponses.

Evidemment je ne vous raconte que le sommet de l’iceberg car chez Jane Campion, rien n’est jamais simple et limpide… Une très très très bonne série !

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Un peu de musique? En ce moment j’écoute Run de Talisco !

Voilà un album qui fout la pêche en cette sortie d’hiver bien lassante! J’aime beaucoup ce groupe au son pop-électro légèrement teenager, avec une touche de Foals sur certains sons et un soupçon d’Edward Sharpe pour les voix chorales.
Rien de très original bien sûr à la première écoute, mais c’est un album vraiment mélodieux qui fait bien le job et dont je ne jetterai aucun titre. A l’écoute de Talisco, on se surprend à rêver de voyages, loin, très loin. Plus je l’écoute, plus je l’aime! Mes titres préférés : The Keys et Your whish

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Exposition-vente L’enfance rêvée d’Ilya Green à la Galerie Robillard

Je sais que je ne suis pas la seule fan d’Ilya Green par ici… A partir de jeudi, à Paris, aura lieu sa première expo-vente à la Galerie Robillard, autour de l’enfance.

On retrouve les illustrations des Comptines jazz, de Peter pan, du livre des doudous… ça va être dur de résister! J’y serai jeudi soir à 18h pour le vernissage et certainement ce week-end! Et vous, vous venez?

Rendez-vous du 11 au 16 mars au 38, rue de Malte 75011 Paris (sur cour), tous les jours de 11h à 20h.

Et pour ceux qui ne sont pas à Paris mais qui rêve de s’offrir une illustration originale d’Ilya Green, elles seront également en vente sur le site de la Galerie Robillard !

J’espère que toutes ces idées vous donneront envie ou vous inspireront! N’hésitez pas à me parler de vos derniers coups de cœur à vous!

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Comme une envie de vous parler de mes derniers coups de cœur culture soudainement ! Et puis je me suis dit que ça pourrait vous être utile pour certains à l’approche de Noël !

California Dreamin’ de Pénélope Bagieu

Si vous suivez un peu Pénélope vous avez certainement entendu parlé de sa dernière bande-dessinée sortie chez Gallimard il y a quelques semaines. J’ai adoré cette BD qui raconte la création du groupe The Mamas & the Papas, et s’intéresse notamment à Mama Cass’ chanteuse du groupe mais surtout personnalité hors norme! J’ai adoré en savoir plus sur ce groupe dont on a tous entendu les chansons sans forcément aller plus loin en ce qui me concerne. La narration est très bien construite et j’ai trouvé que Pénélope Bagieu avait vraiment fait un bon en avant en terme de dessin. Son trait au crayon noir est vraiment beau et expressif.

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Exposition Beauté Congo à la Fondation Cartier

Je connais très mal les richesses culturelle de l’Afrique, et j’ai été époustouflée par cette exposition très riche et hyper accessible. Je me suis retrouvée plongée dans les fêtes de Kinshasa, dans l’effervescence des rues aux mille couleurs, j’ai été happée par le Congo, son rythme, sa musique, son humour. Des tableaux dénonciateurs plein de cynisme et de dérision, des photos sublimes datant des années 60, des peintures abstraites autour de la nature, des maquettes géantes de villes folles… Je vous conseille vivement cette exposition, qui j’en suis sûre plaira également aux enfants. C’est jusqu’au 10 janvier.

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Suburra, un film de Stefano Sollima

J’ai vu ce film (qui sort aujourd’hui) en avant première pour le boulot, puisque je travaille actuellement sur le livre qui sort le 7 janvier prochain. Je vous parle aujourd’hui du film, que j’ai beaucoup aimé, réalisé par celui qui a fait les séries Gomorra et Romanzo Criminale. C’est un pur film de mafia avec tout ce que ça comporte, sexe, drogue, corruption politique, religieuse… de la manipulation à tous les étages. Le tout à Rome, sur fond d’orage ambiant et de pluie battante, bercé par la bande son électrique de M83. Je ne regarde pas beaucoup de films de ce genre, je suis une chochotte vous savez, donc je n’ai pas beaucoup d’éléments de comparaison. Mais j’ai aimé les personnages touchants pour certains, malgré leurs actes totalement détestables, l’ambiance à la fois tendue et nostalgique, et la réalisation très esthétique de ce film qui comporte beaucoup de très belles scènes et de beaux plans.

Âmes très sensibles s’abstenir.

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Les coffrets littéraires Exploratology

Gros gros coup de cœur pour ce concept de coffrets créés par une passionnée de littérature et de jolies choses. Sur son e-shop on trouve des coffrets mêlant romans, jolie vaisselle, thé délicieux, le tout magnifiquement emballé. On choisit le coffret que l’on veut (s’)offrir, ou alors on peut carrément s’abonner et faire confiance à cette libraire-mais-pas-que par correspondance. J’aime particulièrement son coffret Belles lectures créé à l’occasion des fêtes, qui comporte notamment le très beau Soleil des Scortas illustré par Benjamin Bachelier dont je vous avais parlé l’an dernier ici.

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Oh my god. un film de Tanya Wexler

Connaissiez-vous l’origine du vibromasseur? Non? Et bien pour le découvrir, dans un film plutôt bon et plein d’humour, et passer un chouette moment, je vous conseille de regarder Oh My God, (pas récent du tout) qui vous racontera comme deux médecins anglais qui soignaient l’hystérie féminine d’une drôle de façon ont eu l’idée d’inventer un outil franchement farfelu à l’époque. Et pourtant plein d’avenir…

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Les carnets de Fanny Ducassé à la Galerie Robillard

Je vous avais parlé de Fanny Ducassé sur Instagram, de ses livres adorables tels que Louve ou Le jardin des ours, et de son exposition à la Galerie Robillard en octobre dernier.

Et bien Fanny avait dans l’idée de faire de jolis carnets A5 dont elle illustrerait les couvertures de ses motifs minutieux et fabuleux. Ils sont édités par la Galerie Robillard et sont en vente sur leur eshop!

Le petit cadeau parfait non?

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Le Cœur cousu de Carole Martinez

Je ne sais pas pourquoi je suis passée à côté de ce livre depuis tant d’années. Je savais que j’allais adoré, j’avais aimé Du domaine des murmures paru quelques années après. J’avais adoré l’écriture poétique avec un soupçon de fantastique de Carole Martinez. Et puis de « je te le prêterai » en « il faut que tu le lises » l’autre jour je me suis décidée à l’acheter. Enfin.

Camille m’a dit « comme j’aimerais ne l’avoir encore jamais lu ». J’ai aimé ce livre comme ça ne m’était pas arrivé depuis des années. Tous les ingrédients que j’aime sont réunis : un destin de femme, une fresque pleine de personnages aux destins croisés, un village perdu et une époque révolue, un peu de magie, beaucoup de poésie, des aiguilles et du fil, la transmission familiale.

Si vous aussi vous aimez tout ça, ce livre est pour vous, définitivement.

N’oubliez pas que la BD de Pénélope et ce roman sont dans toutes les librairies ou presque, et que votre libraire est certainement beaucoup plus sympa que l’interface amazonienne. Et puis qui sait, il vous aidera peut-être à trouver LE cadeau qui vous manquait pour Pépé Roger. #Ilovemonlibraire

A très vite pour une sélection de livre spécial Noël pour les petits!

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J’avais envie de vous raconter une petite histoire, une histoire avec plein de choses dedans, dont une petite morale à la fin, enfin une pas relou qui fait du bien…

Il y a quelques années, j’ai commencé mon IUT Métiers du livre. Je me destinais à la librairie, ou l’édition je ne savais pas très bien. Et puis j’ai « fait mon premier Montreuil », le salon du livre jeunesse j’entends. 1 semaine debout derrière un stand, mes copines disséminées dans les allées, de l’espoir plein les poches et de l’admiration plein les yeux. On m’a attribué le stand Didier Jeunesse. A ce moment-là, j’aimais déjà bien la jeunesse mais je ne connaissais pas cet éditeur, que j’ai pu découvrir. Les livres-disques à la belle musique qui plait même aux adultes, les albums si drôles et bien illustrés, et souvent même très poétiques. Les yeux mouillés en en lisant certains entre deux clients. Une équipe éditoriale (qui semble toujours la même aujourd’hui) enjouée, drôle et passionnée.

A l’issue de ce salon, je me suis jurée que le jour où j’aurais des enfants, j’achèterai des albums Didier Jeunesse. Et puis je suis retournée à mon quotidien d’étudiante, je faisais des stages en éditions, des petits boulots en librairie… Puis vint l’heure de chercher du boulot, et la filière édition a fermé ses portes. Des stages oui, des jobs non. J’ai fait des petit boulots dans les fringues, en attendant de trouver mieux, et j’ai décroché le Saint-Graal de la librairie. Une librairie indépendante, généraliste avec un bon rayon jeunesse, très belle avec de grandes vitrines, et une clientèle sympa et fidèle.

Quand j’y suis arrivée, j’ai repensé à Didier Jeunesse, j’ai commandé quelques livres, j’ai sympathisé avec le représentant, j’ai mis des albums en vitrine, j’ai organisé des dédicaces… Mais surtout, j’ai vendu ces livres à des clients séduits, j’ai raconté les histoires à des enfants passionnés, j’ai transmis une émotion qui m’avait moi-même submergée à la première lecture.

Et puis j’ai eu Mona. J’ai quitté la librairie pour l’édition. Et par la même occasion, je me suis mise dans la peau de mes clients et je suis retournée en librairie acheter des livres. Mon dieu que c’est bon. J’ai acheté un peu pour moi, beaucoup pour Mona. Le passage incontournable de notre balade dominicale (moi qui avait tant râlé de devoir bosser le dimanche). Dès qu’elle a su s’assoir, Mona se mettait dans le rayon et farfouillait un peu sous surveillance évidemment. (Je n’allais pas être de ces parents qui laissaient leurs gosses retourner un rayon, après lesquels j’ai tant fulminé). Mona a pris goût à ces lieux de vie un peu calmes, au fait de bouquiner un peu puis de choisir un petit livre qu’on lirait au café ensuite, 10 fois, puis le soir au coucher.

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J’ai acheté Mon arbre, elle avait 8 mois et elle a adoré. Je lui ai montré Attends et Les Petits Pains aux nuages que j’avais déjà. Elle a écouté les Berceuses Jazz, les Comptines et berceuses russes et les Berceuses classiques. Et récemment elle a eu un vrai coup de coeur pour La Soupe aux pois.

Et cet été dans une librairie à Nice, au rayon jeunesse elle s’est précipitée sur Nina à la crèche, un livre-cd (sa nouvelle passion) qu’elle connaissait de la crèche justement. On l’a écouté 50 fois voire 100.

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Hier j’ai emmené Mona au Salon de Montreuil, en fin de journée. Son papa y travaillait, on avait envie de lui faire un coucou. J’avais un peu peur qu’elle soit très énervée par la chaleur, la profusion de livres, la foule… Elle était comme un poisson dans l’eau. Et puis on est tombé sur le stand Didier jeunesse. Mona m’a crié « oh regarde Maman, c’est le même! et ça aussi c’est le même! » Elle est allée vers le lecteur et a écouté plein de chansons qu’elle ne connaissait pas, en regardant les livres. On a entendu de la musique, pour de vrai, un concert de musique tsigane se terminait, Mona applaudissait fascinée.

Après avoir passé 20 min sur le stand, on a acheté un nouveau Bulle et Bob, et on a continué notre balade. Mona m’a dit merci pour ce nouveau livre, elle tenait fort son sac. En rentrant, vite on l’écoutera en regardant l’album, pour la 1ère fois, avant des dizaines d’autres à venir.

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Alors la morale c’est quoi? C’est que si j’achetais mes livres sur Amaprout je ne connaitrais même pas Didier Jeunesse. Je n’écouterais pas la jolie histoire qui fait envie, que le libraire me raconte. Je n’aurais aucune émotion en cliquant sur « acheter ». J’aurais peut-être un vague moment d’excitation en trouvant le paquet dans ma boîte aux lettres, mais une fois ouvert il serait vite passé. Je poserais le livre, puis je l’oublierais. Je n’aurais pas pu admirer la belle vitrine de mon libraire, puis ri en feuilletant un autre album, eu faim en regardant les livres de cuisine, eu envie de lire sous la couette en choisissant un roman pour moi en me basant sur les petits mots « coup de coeur » de mon libraire. Et vous savez quoi, j’aurais payé le même prix qu’en librairie, parce qu’à plus ou moins 5% (jamais plus) le livre est vendu au même prix partout. Pourtant j’aurais raté ces petits bonus qui font du bien… et surtout j’aurais privé ma fille de flâner en librairie, parce qu’elle y prend goût elle aussi, et ça, ça n’a pas de prix.

Voilà c’est dit, je ne suis plus libraire, mais I love mon Libraire et Mona aussi. (Et We love Didier jeunesse aussi!)

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©woodcampers

Parce que chez lui, c’est pas plus cher,

J’achète mes livres chez mon libraire !

P.S. : Ce post n’est pas sponsorisé Didier jeunesse, c’était juste le pur partage d’une passion!

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Il était une fois deux garçons qui avaient des rêves un peu fous, avec la certitude qu’un jour ils se réaliseraient. Ils aimaient le papier, l’odeur de l’encre, les couvertures travaillées et les jolies typographies. Ils avaient 1000 idées et l’œil bien aiguisé. Ils aimaient le texte, mais aussi l’illustration. Les jolis mots et les belles phrases oui, mais bien accompagnés par le trait du crayon et du pinceau.

Un jour, ils se sont lancés, ils se sont appelés « Silence » mais en bulgare : Tishina. Et ils ont publié leur premier livre, un pari fou. Réunir deux Grandes personnes : Alessandro Baricco pour le texte, Rebecca Dautremer pour l’illustration : une réédition unique de Soie.

Ce n’est pas parce qu’on devient adulte, qu’on ne doit plus avoir d’images dans les romans…

Alors ils se sont lancés dans un deuxième projet, un deuxième livre, un de mes romans préférés : Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé, illustré par Benjamin Bachelier.

Ces deux livres sont sublimes, parce qu’ils ont été travaillés avec le cœur et la passion. Comme le seront les prochains, je le sais.

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Dans ces illustrations, j’ai ressenti toute la chaleur harassante des Pouilles, la fraîcheur de la mer, et la douceur de la nuit. J’ai été subjuguée par les différentes techniques utilisées au fil des pages, et je crois que si je pouvais, j’irai jusqu’à extraire certaines de ces illustrations pour les avoir devant moi au quotidien. Au-delà d’un livre, c’est un objet magnifique plein de jolis détails. La couverture se déplie savamment en une belle affiche par exemple.

Evidemment, je ne saurai que vous conseiller ce texte, que j’ai adoré il y a quelques années, et que je relis avec un très grand plaisir avec cette édition!

Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé, illustré par Benjamin Bachelier, est sorti cette semaine en librairie. Vous le trouverez assez facilement, et je crois que c’est le meilleur cadeau que vous puissiez faire, à vous et votre entourage!

Soie d’Alessandro Baricco illustré par Rebecca Dautremer – 27€

Le Soleil des Scorta de Laurent Gaudé, illustré par Benjamin Bachelier – 32€

Aux Editions Tishina

P.S. : Cet article lui-même, a été écrit avec le cœur et la passion.